Avant de flamber pendant les soldes, consultez votre solde !

• AVANT DE FLAMBER PENDANT LES SOLDES, CONSULTEZ VOTRE SOLDE !

Si votre porte monnaie vous démange en cette période de solde, si vous sentez que la fièvre acheteuse vous envahit, si vous redoutez d’être  submergée d’une frénésie dépensière… alors il est peu-être temps de consulter.

Consultez le solde de votre compte bancaire, avant de vous laisser aller à des achats inconsidérés. Consultez votre esprit logique, faites appel à votre pragmatisme et à votre rationalité. Interrogez-vous sur les motivations qui vous poussent à l’action. Dans quel état intérieur vous sentez-vous, quelle quête vous anime, quel manque à combler vous incite à dépenser l’argent que vous n’avez pas ?

Pour éviter que l’argent ne devienne un problème, il est préférable d’y penser, de s’en préoccuper, de s’organiser, plutôt que de faire un déni sur l’importance qu’il peut avoir dans votre vie ou de l’ériger en tabou. Vous pouvez prendre le pouvoir sur vous-même et devenir une véritable gestionnaire de vos finances.


Avant d’aller plus loin, je vous propose un petit rappel historique.

1907 : Les femmes mariées disposent de leur salaire. Avant ça, tout revient à son mari. C’est aussi cette même année que le conseil des prud’hommes autorise les femmes à siéger.

1965 : Le mari n’est plus le « chef de famille ». La femme peut exercer une profession et ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation du mari.

1970 : Le gouvernement Chaban-Delmas apporte une autre pierre notoire à la reconnaissance du statut de femme indépendante : il supprime le «chef de famille». Le couple régit de concert le ménage dans les dépenses et les choix de vie et d’éducation.

Le droit étant désormais de notre côté, il n’y a donc aucune raison d’échouer dans le travers de la mauvaise gestion, voire le désert du découvert.

Et pourtant…

« I work all night, I work all day, to pay the bills I have to pay. Ain’t it sad  

And still there never seems to be a single penny left for me. That’s too bad ♫ 

« Je travaille jours et nuits pour payer mes factures, c’est triste. Et malgré ça, je n’ai jamais un centime de côté, c’est dommage. »   

Si vous vous sentez comme dans la chanson du groupe Abba, alors vous avez peut-être un problème de gestion de financière. Il vous faut donc envisager de mettre en place une stratégie d’action différente de votre mode de fonctionnement habituel.


Comment faire pour gérer votre argent ? tenir un budget et éviter le découvert bancaire ?                                    

Le coût de la vie, l’inflation, l’indice des prix à la consommation, sont des données qui ne dépendent pas de vous. En revanche, la gestion de vos revenus et ressources, est entre vos mains. Il vous appartient donc de trouver un système d’organisation qui vous convient, afin que cet argent ne vous « brûle » pas les mains. Il faut donc identifier les obstacles qui vous empêchent de faire fructifier cet argent et les contourner.

Voici 9 clés pour mieux gérer votre « ♫money, money, money♫ »

1• Responsabilisez vous et apprenez à connaître : le montant de vos charges et dépenses courantes mensuelles (loyer, électricité, gaz, internet et téléphonie, assurance habitation, mutuelle, impôts, …)

Certaines dépenses qui vous semblent utiles, peuvent-elles être supprimées ?

Exemple : abonnement à des chaînes payantes, abonnement à une salle de sport à laquelle vous n’allez jamais, abonnements à certaines applications et jeux…

Peut-être est-il temps de renégocier/modifier certains de vos contrats afin de trouver un prestataire moins cher, voire des prestations plus adaptées à vos besoins réels?

2• N’attendez pas la fin du mois pour consulter vos comptes.

Grâce à internet, vous pouvez consultez les mouvements sur votre compte, aussi souvent que vous le souhaitez. Cela vous permet de connaître votre situation en temps réel.

3• Limitez vous à un retrait par semaine au distributeur automatique. 

Cette contrainte auto-imposée a pour objectif de vous faire davantage prendre conscience de la valeur de l’argent qui passe entre vos mains.

4• Ne vous exposez pas à la tentation.

Evitez les lieux et situations qui représentent pour vous des tentations d’achats.

5• Réfléchissez avant d’acheter.

Bien souvent la seule motivation d’un achat est l’envie. Sachez distinguer l’envie du besoin, cette prise de conscience aura des vertus constructives pour votre porte-monnaie et votre compte en banque.

6• Achetez malin.

Attendez les promotions, soldes.

Négociez.

7• Achetez intelligent.

Une promotion sur un produit dont vous n’avez pas besoin, n’est pas une économie. Méfiez-vous des produits moins chers ou pas chers, en tête de gondole ou en zone d’encaissement. (Rappelez-vous : en avez-vous réellement besoin?)                                                                                                                    

8• N’hésitez pas à utiliser les délais de rétractation et à vous faire rembourser…

…et pas pour aller faire un autre inconsidéré.

9• Epargnez.

En fonction de vos ressources, tentez d’épargner 5%  à 35% de vos revenus, tous les mois. Il s’agit effectivement d’un effort qui peut-être contraignant mais dont l’impact à long terme est susceptible d’améliorer votre qualité de vie car cette épargne vous permettra de : faire face aux aléas, réaliser vos projets, ne plus dépendre de la générosité de vos proches, éviter ou limiter certains crédits.


Deux dernière petites suggestions “gratuites”


Sollicitez de l’aide, si :

– vous multipliez les achats d’impulsion coûteux, que vous regrettez ensuite.

– vous êtes une adepte du shopping compulsif.

par exemple : vous avez encore les étiquettes d’achats sur beaucoup de vêtements dans votre penderie, vous attendez encore des livraisons d’achats faits sur le net mais dont vous avez oublié la nature, vos placards sont remplis de « choses » que vous n’utilisez pas.

– vous vivez à “Créditland” (vous multipliez les emprunts, auprès de : la banque, vos proches, des organismes de crédit… ).

Si vous empruntez à l’un pour pouvoir rembourser l’autre, la situation est grave mais pas désespérée, il n’est peut-être pas trop tard pour assainir la situation.                 

Si vous esquivez certaines personnes car vous leur devez de l’argent, dites-vous bien que la stratégie de l’évitement ne résoudra pas votre problème intrinsèque. D’ailleurs cette attitude malhonnête peut vous jouer des tours : en plus de nuire à votre propre réputation, vous risquez de perdre des amis, voire de vous faire des ennemis.

– vous vivez au-dessus de vos moyens (dépenses non proportionnées au montant de vos ressources, découvert bancaire chronique).

Interrogez-vous sur le vide que vous pensez combler par ces dépenses, la frustration que vous pensez évacuer par ces achats, l’image que vous voulez renvoyer en affichant ce train de vie, les bienfaits ou la satisfaction réelle que vous en retirez.


Soyez proactives.

N’attendez pas d’avoir atteint un seuil critique d’endettement pour contacter un service social qui vous aidera à gérer votre budget.

N’attendez pas « d’être dans le rouge » pour contacter votre banque afin de communiquer sur vos envies et difficultés.

Soyez franche et directe auprès de votre entourage : faites leur clairement savoir que vous ne pouvez/voulez pas engager certaines dépenses. Il ne s’agit pas de les inciter à payer à votre place mais plutôt de leur faire comprendre que leurs priorités ne sont pas forcément les vôtres et que vos contraintes ne sont pas les leurs.

Enfin, si vous réalisez en lisant cet article, que vous n’êtes pas concernées car votre rigueur et  votre sens de l’organisation contribuent à faire de vous une bonne gestionnaire, félicitations! Vous méritez certainement cette sérénité financière ou cette prospérité. Votre rapport à l’argent est apparemment sain et équilibré…  Assurez-vous quand-même de ne pas adopter le comportement dit de « pince », « rapiat », « pingre », en un mot la radine! Vous connaissez Harpagon, Picsou, Charles Montgomery Burns? En lecture, en vidéo, on en redemande…dans la vraie vie, c’est beaucoup moins agréable.

« L’argent ne doit pas coûter plus cher que ce qu’on retire de lui. »
Jocelyne Felx

Dorothée Dibaya – Do Coaching / contact@docoaching.fr