Echouer… même pas peur !

● ECHOUER… MEME PAS PEUR !

La notion de réussite repose sur le résultat favorable d’une initiative, d’un projet, d’une entreprise, d’un évènement. La réussite d’un individu peut revêtir différentes formes et s’appliquer à tout ou partie des domaines de sa vie. Ainsi, quelqu’un peut, par exemple, connaître le succès dans le domaine des affaires et avoir d’autres part, des problèmes conjugaux. Ou encore avoir une vie de famille épanouissante et par ailleurs, éprouver de grandes difficultés dans ses interactions sociales.

Les mots de réussite et d’échec, ont pris une connotation tellement manichéenne dans l’inconscient collectif que nous y associons souvent (et inconsidérément) une considération qualitative (appréciative ou dépréciative) relatives à la valeur de la personne concernée par l’évènement en question. Or, ce mode de raisonnement binaire revient à considérer que le monde est fait de « winners » et de « loosers ». Cette vision du monde manque totalement de nuance, puisque les aléas de la vie, font que tout individu connaîtra des succès, des revers, des périodes troubles et d’autres plus fastes. Il faut donc bien considérer que l’échec ou le succès d’une vie, ne sauront être convenablement évalués que le jour de votre mort et ne se mesureront pas nécessairement à l’aune de vos réussites et échecs personnels mais plutôt à l’aune de votre accomplissement personnel (qui est d’ailleurs le but de votre présence sur cette terre). D’ailleurs, le verbe « accomplir » signifie : se réaliser pleinement, mener jusqu’à son terme.

« Dans la vie je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprends ». Cette phrase de Mandela devrait être une source de motivation inépuisable pour toute personne paralysée par la peur de l’échec. En effet, tout évènement peut être une source d’apprentissage. Il ne s’agit pas d’affirmer que « ce qui ne me tue pas me rend plus fort », ce qui est totalement faux. Toute personne victime d’un stress post-traumatique pourra vous affirmer que la souffrance ne génère pas automatiquement l’émergence d’une énergie nouvelle. La résilience n’est pas une capacité psychique innée.

La capacité à apprendre, à rebondir, voire à tirer profit d’un échec est un état d’esprit qui repose sur la capacité à voir au-delà de l’instant présent. Le développement personnel s’intéresse beaucoup à l’«ici et maintenant », c’est à dire le fait de ne pas rester englué dans les souffrances du passé (dont le traitement relève de la psychologie) , d’être en mesure de se projeter dans le futur mais surtout : de construire « ici et maintenant » et donc de profiter dans le présent de ce parcours, dont vous vous rendrez compte au final qu’il constitue votre vie. Si vous réalisez trop tard, que toutes ces étapes, constituent votre existence qui défile, alors vous réaliserez peut-être trop tard, que vous avez tout raté (au niveau de la présence à vous-même) : au sens où vous serez passé à côté de l’essence même de votre vie.

Le fait d’être en mesure de se relever après un échec, d’être en mesure (psychiquement) de continuer sa route, est déjà le signe qu’il vous reste encore des choses à accomplir, si vous vous en donnez les moyens. Pour cela, il vous faut appréhender différents facteurs :

Cet échec ne vous définit pas en tant que personne, pas plus qu’il ne définit votre vie… pour la simple et bonne raison que le changement est perpétuel et donc il ne tient qu’à vous de vous donner les moyens de faire les choses différemment pour obtenir des résultats différents. De même qu’en changeant de position physique, vous pouvez accentuer ou atténuer certaines douleurs physiologiques, en changeant d’état d’esprit vous pouvez influer sur votre moral et votre bien-être psychique.

Quel apprentissage pouvez-vous tirer de cette expérience ? Encore une fois, pour parvenir à ce niveau d’analyse et de compréhension de votre parcours : un certain recul et une certaine maturité d’esprit sont nécessaires. C’est ce qu’on appelle : mettre les choses en perspective. Comment ? Tout simplement en regardant au-delà de ce que vous voyez. Focalisés sur nos objectifs et projets nous avons tendance à regarder droit devant, à l’horizon de nos désirs et ambitions… parfois au détriment de notre vision périphérique mais aussi au détriment de ce qui peut se passer juste sous notre nez. D’ailleurs, en se décalant et en faisant juste un pas de côté, ce qui constituait votre vision périphérique, peut devenir votre point de vue immédiat. En observant et analysant votre situation de manière critique et objective, vous pourrez déterminer quels sont les éléments qui vous permettront d’élaborer des stratégies et modes d’actions plus pertinents à la poursuite de vos intérêts.

Quel bienfait / cadeau caché, pouvez-vous finalement tirer de cette expérience ? Le cadeau caché est une chose, un évènement, un élément pour lequel vous êtes en mesure d’exprimer de la gratitude, voire de l’émerveillement. Visualisez l’échec comme un arbre… Et sachez que cet arbre cache la forêt du succès. Ainsi, le cadeau caché n’est pas situé à l’orée de la forêt. Il faut avancer un peu pour l’apercevoir. En y accédant, vous découvrirez qu’un arbre en cache un autre, qui en cache beaucoup d’autres, qui constituent cette forêt. Si l’on considère que votre chemin de vie est la traversée de cette forêt, alors vous comprenez désormais que votre vision, votre état d’esprit et votre capacité à prendre du recul tout en continuant à avancer et profiter de la ballade, sont primordiales à votre bien-être. A défaut, vous serez perdu, tétanisé par la peur et ne voyant aucune issue autre que faire du sur-place, entouré d’arbres qui vous paraîtront effrayants alors qu’ils ne seront en fait que de simples éléments du paysage.

En définitive, l’échec n’existe pas pour celui qui en retire quelque chose. Car un échec n’est qu’une invitation à une nouvelle tentative plus sagement entreprise. En effet, si vous n’essayez jamais, vous ne saurez jamais que.. de l’échec nait la réussite.

Dorothée DIBAYA – Do Coaching